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DYNAMIQUE

DE POLLUTION D’UNE MARÉE NOIRE

 

Enquête réalisée par Philippe THOMAS hydrobiologiste

Pour le contacter : maree.noire@free.fr  

 

- La nature et le type de polluant déversé 
- Des facteurs climatiques

P
ourquoi les nappes de fioul flottant à la surface attirent-elles autant d’oiseaux?

 - sur le court terme

Les vasières et les plages de sable
Une côte rocheuse

 - sur le long terme,

Sur les côtes rocheuses 
Sur les plages de sable et les vasières

L’élimination naturelle du fioul 

      Sur une côte rocheuse
  Sur une plage ou une vasière
 

L’élimination du fioul par l’homme

Sur les côtes roch euses 
Sur les plages et les vasières

 

 

 Une marée noire est la conséquence d’un déversement d’hydrocarbures en quantité importante aux abords des côtes. Il est possible de distinguer trois phases dans l’évolution d’un tel phénomène :

           

- d’abord il y a une phase de propagation des hydrocarbures en mer,

            - ensuite on observe une phase  de fixation des hydrocarbures sur les côtes,

            - enfin la phase d’élimination et de dissipation de la pollution.

Pour chacune de ces trois phases il est intéressant de décrire les différents facteurs et paramètres qui agissent sur la dynamique de la pollution et qui permettent de mieux comprendre l’évolution de cette pollution et son impact sur les différents écosystèmes atteints.

 

1ère phase) Le déversement, la dispersion et la propagation des nappes des fioul

 Cette dispersion tient compte de différents facteurs :

- La nature et le type de polluant déversé :

Les propriétés physico-chimiques du produit déversé entrent en compte dans la dispersion et la “ durée de vie ” de ce produit. La volatilité, la solubilité ou la densité du produit sont autant de paramètres qui modifient le comportement du polluant au cours du temps, son éparpillement ou au contraire sa concentration. Ces paramètres détermineront également la taille et l’épaisseur des galettes de fioul formées (de la gouttelette à la plaque de fioul de plusieurs dizaines de mètres de long, d’une couche très fine au manteau épais de plusieurs centimètres d’épaisseur). Dans le cas du naufrage de l’ERIKA, l’hydrocarbure déversé en mer est un fioul N°2, c’est à dire un résidu de fioul lourd, obtenu après distillation d’un brut initial.

Ce fioul est très visqueux, insoluble, assez dense et ne s’évapore pas (ou très peu).

- Des facteurs climatiques entrent en jeu dans la dispersion et la propagation des nappes de fioul :

- le vent et les courants peuvent déplacer les nappes sur des distances plus ou moins importantes.

Dans le cas de l’ERIKA  c’est un fort vent de Sud Ouest qui rabattra les nappes vers les côtes.

- les vagues brassent constamment la surface de la mer et une partie du fioul passe en émulsion (fines gouttelettes de fioul dans l’eau, un peu comme le vinaigre dans l’huile d’une vinaigrette). Il est alors véhiculé par les courants marins.

 

Ces facteurs climatiques couplés aux propriétés physico-chimiques du polluant déterminent l’étendue de la pollution et la rapidité avec laquelle ces produits vont atteindre les côtes.

 

Mais déjà les effets de la marée noire se font sentir sur les écosystèmes marins. Les premières victimes, visibles pour l’homme, sont les espèces d’oiseaux marins et certaines espèces de mammifères marins (phoques, dauphins...)     

Pour ces animaux, les nappes de fioul qui dérivent en surface constituent un véritable danger.

·      Mais pourquoi les nappes de fioul flottant à la surface attirent-elles autant d’oiseaux?

Plusieurs hypothèses existent à ce sujet :

  • Certains pensent que les nappes de fioul vues “ d’en haut ” ressemblent à des rochers, et que de nombreux oiseaux viennent s’y poser.

  • D’autres pensent que la masse noire trompe les oiseaux qui croient y voir l’ombre d’un banc de poissons et plongent dessus afin de capturer leur proie.

  • Enfin il est probable que les oiseaux plongent à proximité de ces plaques croyant qu’il s’agit là d’un tas d’algues et de détritus flottants souvent propices au regroupement de petits poissons, eux mêmes attirés par la présence de phyto et zooplancton.

 

Quelle que soit l’explication, le résultat est le même pour ces oiseaux qui se retrouvent pris au piège dans une mélasse collante qui entache leur plumage :

- Beaucoup mourront noyés ne pouvant plus nager ou reprendre leur vol.

- La plupart mourront de froid :  Habituellement le plumage des oiseaux leur sert de protection contre le froid en permettant la formation d’une couche d’air isolante. En graissant leur plumage, ils  l’entretiennent et le rendent plus ou moins imperméable à l’eau. Certains oiseaux (les fous de Bassan par exemple) peuvent ainsi plonger à plusieurs mètres sous l’eau pour se saisir de leurs proies.

Ce n’est pas le cas de tous les oiseaux plongeurs : les cormorans plongent et nagent sous l’eau à la recherche de petits poissons (vieilles, éperlans...) mais ils se mouillent. Après la pêche ils se placent sur un rocher en écartant ses ailes et en les agitant de temps en temps pour qu’elles sèchent.

- Certains oiseaux enfin meurent de faim : Ils ne peuvent plus voler et ne parviennent plus à se rendre sur leur lieux de pêche.

La progéniture des oiseaux morts en mer ne survivra pas non plus.

 

La mort de ces oiseaux, que l’on retrouve parfois sur les plages,  attire l’attention de chacun sur cette vie au large, habituellement discrète et souvent méconnue, mais dont nous devons nous sentir responsables.

La découverte de ces premières victimes est le signe précurseur de l’arrivée plus ou moins tardive sur les côtes des nappes d’hydrocarbures : c’est la marée noire.

 

 

2ème phase) L’arrivée du fioul sur les côtes et sa fixation

 

En arrivant sur les côtes, le fioul va se fixer de façon durable (même si il existe parfois une remise en circulation d’une partie du fioul). Ceci marque la fin de sa propagation et de son déplacement en mer. Cette fixation dépend du type de côte rencontré.

En effet la morphologie des côtes, et le type rivage atteint, en association avec les précédents facteurs de propagation des nappes (vent, vagues), déterminent le mode de fixation du fioul.

Il convient de distinguer deux périodes dans cette phase de dépôt sur les côtes :

            - sur le court terme,

            - sur le long terme,

 

·      Sur le court terme :

 

*Les vasières et les plages de sable  offrent une grande étendue sur laquelle le fioul se dépose :

N’offrant pas de relief qui “ accroche ”, le fioul peut s’y disperser sur de très grandes surfaces et apparaît alors sous forme :

- de galettes dont la taille est très variable puisqu’elles peuvent aller de la tête d’épingle à la galette de plusieurs dizaines de kilogrammes.

- de nappes épaisses pouvant recouvrir une plage toute entière (plusieurs centaines de tonnes de fioul).

Déposées sur le sable lorsque la mer descend, les plaques de fioul peuvent être repoussées plus haut sur la plage si la marée haute suivante bénéficie d’un plus fort coefficient.

Fraîchement déposé, il est assez facile de le ramasser. Mais il faut faire vite car d’autres phénomènes peuvent rapidement l’enfouir (voir 3ème phase).

 

* Une côte rocheuse “ accroche ” les nappes de fioul :

Le fioul se fixe sur  la roche, et sur les différents végétaux (goémons)  qui pourraient s’y trouver. Il en est de même pour tous les animaux (mollusques divers : moules, berniques, bigorneaux... ; polypes : anémones) qui vivent fixés sur et sous ces rochers.

De même les fines gouttelettes pénètrent dans les moindres anfractuosités des rochers.

 

Test :(il est possible de s’en rendre compte en mettant un caillou en apparence propre dans de l’eau bouillante. On observe la formation d’une fine pellicule huileuse qui traduit la présence d’hydrocarbures)

 

Sur ce genre de côte le fioul reste assez localisé et en partie visible, mais il est très difficile à retirer et à ramasser.

La vie incrustée et fixée sur ces rochers est détruite par asphyxie.

Sur le court terme, cette phase se caractérise donc par l’arrivée des nappes de fioul sur la côte et de leur dépôt, plus ou moins stabilisé.

Sur le long terme, on observe parfois quelques remaniements au niveau de la répartition du fioul.

 

 

·      Sur le long terme :

 

* Sur les plages de sable et les vasières le fioul s’enfonce progressivement :

C’est la conséquence :

- d’un enfouissement mécanique, par les vagues et le vent, qui modifient la

répartition et le positionnement de certaines dunes.

- d’un enfouissement par suintement et écoulement,

 

Une autre partie du fioul déposé sur les plages peut repartir ou être déplacé à nouveau par les vagues, lors d’une forte marée par exemple.

Mais la mobilité de ce fioul est très réduite car il s’est déjà déposé sur le sable et s’y est aggloméré, pour le moins sur sa couche inférieure. Il est alors plus lourd et ne flotte plus autant qu’avant.

 

A partir du moment où il est enfoui, le fioul peut rester longuement caché et réapparaître avec les mouvements de sable.

Il est nécessaire de sonder afin de repérer les plaques enfouies.

  * Sur les côtes rocheuses :

            Certaines quantités de fioul peuvent se détacher de l’endroit où elles s’étaient fixées. Cela arrive notamment avec le fioul déposé sur les rochers en nappes très épaisses dans la zone de l’estran ou en limite supérieure de celle-ci.

Explications :

Au fur et à mesure du vieillissement du fioul, il se dessèche, devient plus dur et friable en surface et finit par se détacher en pastilles de tailles variables, mais pas en nappe de plusieurs mètres carrés. Il peut alors être à nouveau véhiculé par les courants vers d’autres sites d’échouage.

Il se distingue du fioul “ frais ” par une couleur généralement plus sombre, un aspect nettement moins huileux et plus friable. (Observations faites sur les plages de Batz-sur-Mer, un mois et demi à deux mois après les premières arrivées de fioul).

Il devient difficile de le ramasser à la main compte tenu de la quantité de “ boulettes ” et de leur taille souvent très réduite.

 

 

La deuxième phase de la marée noire est maintenant achevée. Le fioul s’est fixé sur les côtes, figeant du même coup la marée noire.

Le large est maintenant débarrassé de ces nappes qui dérivaient et qui représentaient un véritable piège pour les oiseaux marins lors de leurs sorties en pêche.

 

Commence maintenant la phase de disparition de la marée noire. C’est une phase longue, qui peut durer des années.

 

 

3ème phase ) La dissipation de la marée noire : L’élimination du polluant.

 

Cette phase d’élimination du fioul déversé sur les côtes est longue et se fait de manière naturelle d’une part, et avec l’aide de l’homme d’autre part.

Plus la participation de l’homme est importante et plus la disparition du fioul se fera rapidement.

Par contre, et il est très important de le signaler, l’élimination du polluant par l’homme doit se faire de façon organisée et réfléchie pour ne pas causer encore plus de dommages aux écosystèmes côtiers.

 

* L’élimination naturelle du fioul :

Cette élimination est progressive et se fait de différentes façons :

            - par dispersion,

- par oxydation au contact de l’oxygène de l’air et de l’eau (beaucoup plus lente que la première),

- par biodégradation par des bactéries qui consomment certains composants du fioul. C’est une oxydation biologique.

 

Ces différents modes d’élimination du polluant agissent plus ou moins rapidement en fonction de l’endroit où s’est fixé le fioul.

·      Sur une côte rocheuse :

La partie du fioul déposée sur les rochers reste exposée à l’action oxydante et desséchante de l’air à marée basse. Elle se trouve également dans une zone constamment sous l’action des vagues. Cela favorise sa dispersion et son oxydation.

Pour le fioul qui s’est déposé dans les cavités rocheuses ou sous les rochers la dispersion est moindre et l’oxydation par l’air est plus réduite. Sa disparition sera beaucoup plus longue.

 

·      Sur une plage ou une vasière : Lorsqu’il s’enfouit le pétrole se retrouve à l’abri des principaux agents de dégradation et son élimination est alors très ralentie. Il peut ainsi séjourner plusieurs années sans être soumis à l’action décapante des vagues ou à l’oxydation par l’air.

Tout au long de cette période d’enfouissement il continue d’agir sur les différents écosystèmes notamment par diffusion lente de certains de ses composés toxiques. Il reste dangereux  pour la zone ainsi contaminée..

En surface le pétrole est plus rapidement dégradé car il reste soumis à tous les agents de dégradation (biologique ou non).     

 

Remarque :

Les composés toxiques existant dans ces hydrocarbures peuvent ralentir voire empêcher le développement de la biomasse responsable de la biodégradation du fioul. Cette biodégradation ne se fera qu’à partir du moment où la plupart de ces composés auront disparu (par diffusion dans le milieu, ou destruction chimique).

 

L’élimination naturelle du fioul est lente mais elle respecte les écosystèmes. Les hydrocarbures ainsi dégradés représentent une source de carbone très favorable au développement de ces  écosystèmes.

 

* L’élimination du fioul par l’homme :

Premier responsable de l’apport “ accidentel ” de fioul sur les côtes, l’homme se doit de participer à l’élimination de ce polluant. Mais attention ! L’élimination du polluant par l’homme présente des avantages et des inconvénients.

 

En effet la complexité des écosystèmes marins et côtier est telle que nous ne maîtrisons pas toujours (et pour ainsi dire jamais) l’ensemble des éléments susceptibles d’agir sur ces écosystèmes. Il faut prendre beaucoup de précautions dans les actions de dépollution que l’on mène pour ne pas causer plus de dommages à la nature que ce qui a déjà été fait.

·      Certains intérêts économiques peuvent pousser l’homme à utiliser des moyens de dépollution rapide très puissants mais qui ne sont pas sans gravité pour l’environnement :

Les bulldozers employés pour retirer d’énormes quantités de fioul n’abîment-ils pas les dunes et leur fragile équilibre ? L’utilisation massive de jets sous pression permettant de décoller le fioul des rochers ne laisse-t-elle pas la roche à nu, décapant du même coup toute vie incrustée et fixée sur ces mêmes rochers ?

 

·      Le plus grand danger reste sans doute le fait de déplacer la pollution en utilisant par exemple divers solvants pour dissoudre le fioul. Que faire du mélange obtenu ? Que penser des énormes quantités de solvants utilisées et qui sont parfois tout aussi toxiques que le fioul?

 

 

 

Il ne faut pas non plus ne rien faire. Les opérations de pompage et de ramassage de grosses quantités de fioul permettent d’éliminer de façon rapide la plus grosse partie du polluant.

 

Sans rentrer dans les détails des différents moyens utilisés (qui dépendent des investissements, de la technologie disponible, et du type de côte traité) il est nécessaire de garder à l’esprit certaines règles :

* Sur les côtes roch euses :

·      Lorsque l’on déplace ou que l’on retourne un rocher pour son nettoyage il est impératif de le remettre dans sa position initiale. On respecte ainsi la répartition des différentes espèces animales et végétales qui s’y sont fixées et qui ne répondent pas aux mêmes conditions de milieu (lumière, oxygénation, mouvement de l’eau...)

·      Il vaut mieux ne pas utiliser de jets sous pression sur les rochers faiblement touchés. On risque de décaper plus de surface que celle qui est véritablement touchée.

 

* Sur les plages et les vasières :

·      Ces côtes sont très sensibles aux courants qui les modèlent sans cesse. Il est important de ne pas déplacer de très grandes quantités de sable sous peine de modifier les courants lors des marées suivantes, et donc de provoquer un changement de la morphologie de ces plages.

·      Au niveau des dunes, la limite sable / végétation est souvent très fragile. L’utilisation d’engins lourds et les excavations massives mettent en danger les dunes et leur stabilité. Il faut veiller à ne pas trop endommager cette limite qui est vitale pour le maintient des dunes à l’endroit ou elles se trouvent naturellement. Si cette limite n’est pas protégée on risque l’extension des dunes et le retrait de la végétation.

 

Donc, une dépollution massive et aveugle, précipitée et inorganisée peut s’avérer catastrophique pour le milieu côtier. En règle générale, toute action de dépollution doit se faire après avoir soigneusement pesé le pour et le contre. Elle doit être planifiée et pilotée efficacement.

 

Conclusion :

 

La marée noire n’est pas quelque chose de fixe, pas dans un premier temps du moins. Sa dynamique de propagation et sa durée dépendent de nombreux facteurs que l’on ne maîtrise pas toujours.

L’essentiel reste de s’en protéger en effectuant des contrôles réguliers et stricts sur les différents moyens qui acheminent les hydrocarbures d’un endroit à l’autre.

Il vaut mieux prévenir que guérir, car dans le cas des marées noires la guérison est toujours longue et laborieuse.

Il faut également rester très attentif aux différents signes qui trahissent la présence d’une pollution de ce type (oiseaux mazoutés, coquillages contaminés... ) et protéger au mieux ces écosystèmes marins qui sont habituellement si discret et souvent peu connus.

 

Pour la catastrophe de l’ERIKA les chiffres sont alarmants (plus de 65 000 oiseaux récupérés, et certains estiment que le nombre des victimes atteint le million d’individus) mais les écosystèmes se remettront peu à peu et récupéreront leur état initial. Par contre il faudra du temps pour que cette marée disparaisse et pour que les espèces d’oiseaux marins se remettent de cette hécatombe. C’est à l’homme qu’il revient de s’assurer qu’un tel événement ne se produise pas à nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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