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M. LAURENT, adjoint au maire de BATZ, chargé du plan POLMAR.

 Retraité, ancien marin, au service de sa commune depuis trois ans.

interview de  Julien, Quentin et Benjamin le 10/02/00

 

Qui fournit l'équipement ?

C'est nous qui en faisons la demande auprès du poste de commandement de la Baule qui lui-même les achète et quand on a besoin de matériel on remplit des fiches qu'on  lui envoie ; au début c'était au compte-gouttes maintenant c'est mieux.

Des bénévoles sont venus aider pour les plages alors il faut des pelles, des parkas etc. Combien coûte tout le matériel ?

En ce qui concerne l'équipement les gens au départ on leur demandait d'apporter le matériel qu'ils avaient chez eux car on n'avait rien à leur donner, donc au bout de quelques jours quand même, la lutte s'est organisée : le poste de commandement a mis à notre disposition ce petit matériel pour équiper des gens : bottes, combinaisons jetables, gants, et même des lunettes pour certains. On a mis à notre disposition des pelles, des râteaux, des truelles, des grattoirs, des poubelles, des seaux, du polyuréthanne qui est un film qui évite de polluer par le passage des bénévoles.

 

La télévision a présenté de grosses grues qui servent à soulever les bennes pour récupérer le pétrole. Combien  sont-elles louées?

Pour une grue de 30 tonnes  cela peut coûter jusqu'à 500 francs de l'heure. Une grue de 250 tonnes comme celle qui est au Robert cela coûte 16000 francs par jour

 

L'Etat a t-il versé une aide à la  commune?

Beaucoup d'aides nous sont soit disant allouées car dans les journaux on est toujours en train de dire, l’Etat donne tant de millions, la FIPOL a donné tant de millions, le Conseil Général a donné tant de millions mais en fin de compte nous n’avons pas eu un sous, donc quand on reçoit une facture elle est donnée au poste de commandement et bien d'autres factures leur seront transmises car les gens qui viennent travailler il faut bien les nourrir. En fait cela est géré par le poste de  commandement. Mais pour les dépenses supplémentaires propres à la commune nous n'avons rien eu.

 

Benjamin

 

L'aide

Il y avait des bénévoles, combien avez-vous pu en recenser?

Il y a eu une solidarité exemplaire, dès le début, qui nous encourage. Il y a eu un élan incroyable de la part des gens. On a reçu des milliers d'appels téléphoniques de partout, de toute la France même de l'étranger. Des gens qui sans doute devaient être venus pendant les vacances et qui se sont sentis concernés par cette affreuse chose. On continue encore aujourd'hui à recevoir des coups de téléphone et on commence seulement à réussir à gérer l'ensemble car nous avons évacué le plus gros de la pollution et maintenant on est rendu à ramasser à la fourchette. Tout le très gros a été retiré.

Des médias ont déclaré que certains bénévoles avaient causé des dégâts en ramassant le mazout, est-ce vrai ?

Comment agir ? D'un côté c'est vrai que les gens dans leur désir de bien faire n'ont pas pensé que "ce n'était pas le tout d'aller sur la plage avec un seau et une pelle" mais une fois que le seau est plein qu'est ce qu'on en fait? Il faut que derrière il y ait toute une logistique à savoir : en haut des plages des engins pour ramasser le pétrole puis des décharges dans un site de pré stockage. Il a fallu beaucoup de temps pour organiser et les bénévoles, au départ dans leur ardeur ne comprenaient pas : pour eux il a fallu retirer. Mais ça ne sert à rien si on n'a pas la place de d'entreposer cette "saloperie".

La mobilisation de la sécurité civile de tout l'hexagone.

L'armée a-t-elle apporté un plus?

Chez nous les premières unités à venir, c'était la sécurité civile, ce sont des pompiers militaires, nous en avons reçu à partir du 3ème  et 4ème jour, ils sont venus au nombre de 20. Alors 20 comparé à l'immensité de la tâche, qu'est-ce que c'est? C'était un départ mais il ne fallait pas oublier qu'à ce moment la France avait subi les tempêtes donc beaucoup d'unités de militaires ont été réquisitionnées dans toute la France. Ensuite les pompiers qui venaient du Gers et de la Gironde puis la marine qui venait de Brest et de Vannes enfin les aviateurs qui venaient d'Istre, d'Orange et de Marignane. Mais il n'y avait pas que des pilotes, il y avait aussi des mécaniciens, des gens des bureaux et il y avait beaucoup de femmes  parmi eux. Sont arrivés dernièrement des renforts  qu'on appelle la colonne Nord, de la région de Lille et nous avons aussi des gens de la CORSE.

Ces pompiers militaires étaient-ils volontaires ou contraints par les ordres ?

Bien sûr le ministère de l'intérieur a donné l'ordre, mais nous en avons rencontré plusieurs qui se disaient volontaires, car certains avaient participé à l'Amoco cadiz. 

Toutes ces personnes ne se sont-elles pas lassées, et n'ont-elles pas fini par renoncer ?

On ne sait pas trop, il y en a eu la semaine passée pour l'histoire du laboratoire (risque de cancer!),  mais très très peu.

 Mis à part les militaires et les bénévoles, des personnalités sont-elles venues ?

Oui bien sûr, nous avons vu le président du Conseil Général monsieur Dejoie,  le président du Conseil Régional  monsieur Fillon, le Maire de Nantes Monsieur Hérault

Julien

 

 

Les autres services de la commune ne souffrent-ils pas de la mobilisation?

Quand cette affaire  est arrivée, le personnel municipal a été mobilisé parce qu'il fallait quand même parer au plus rapide et les élus, le maire et les adjoints sont entrés tout de suite dans le vif du sujet et ont  pris la direction des opérations.

Pouvez-vous nous indiquer le travail d'une journée d'un bénévole?

Les bénévoles travaillent en fonction des marées, car il y a des endroits où la mer se retire peu comme les criques. Les bénévoles ont une pause casse-croûte et c'est notamment la ville de Nantes qui leur fournit des repas chauds. Les militaires ont des repas plus rapides pour ne pas faire d'interruption dans le travail, toujours à cause des marées.

Et pour un élu quelle journée type?

Elle commence à 7h30, il faut faire chauffer le café, à 9h00 on commence à servir dans des marmites norvégiennes et après tout le monde va chercher son café. Ensuite il faut organiser la dépollution, dispatcher les équipes, les équipements... Le soir nous nous réunissons pour le planning du lendemain et il n'a pas été rare de finir après 21h00.

Pour conclure cette malheureuse affaire il ne faut pas que cela se reproduise bien sûr. Mais on a parlé des dégâts matériels, et cependant personne ou presque n'a parlé des marins qui risquaient leur vie sur cette poubelle; pourtant la sécurité des personnes n'est-elle pas primordiale? Ne doit on pas protéger l'homme d'abord? Et en protégeant l'homme ne protège t-on pas la nature ?

  Quentin